Des chaises alignées le long des murs en vis-à-vis, un électrophone posé sur une table sous la fenêtre. C’était la salle de musique. Camille, qui la plupart du temps ne savait qu’en faire, n’avait qu’une confiance assez limité en ses doigts pour tout ce qui touchait au travaux manuels (Ceux-ci consistaient en fait à créer des cendriers avec des coquilles Saint-Jacques et rajouts de coquilles de solen pour les cigarettes, à réaliser des agencement d’algues, inclusions de fleurs, de figurines dans de la résine, assemblage de mobiles auxquelles le premier coup de vent donnait le vertige, etc...), aussi avait-elle opté pour la musique. Elle apprendrait le solfège, la flûte, et qui sait, le violon ou le piano plus tard. On verrait. Elle ne vit le professeur qu’une fois. La noire valant 1 temps et la blanche 2, la blanche valait deux noires. La ronde ni les croche ne furent abordés, le professeur ayant annoncé dans la foulée qu’elle ne pourrait assurer le cours dans les mois à venir, ni même après, car atteinte d’un glaucome. Pour remplir la demie heure restante elle choisit de faire écouter aux quelques élèves présents BWV 1080, autrement dit : l’art de la fugue, de Bach. Choix pertinent s’il en est.

tiroir 20 - armoire