B- a - Ba

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Beauté - Les adultes passent leur temps à se reposer ou s'enlever mutuellement leurs puces. Une tolérence réciproque permet aux chimpanzés et aux babouins de s'ignorer lorsqu'ils se rencontrent. La beauté des gestes simples, voilà qui nous rabbiboche avec la nature.

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Bestiaire - "For every virtue and for every sin there is an exemple drawn from bestiaries, and animals [lien v : vulture] ]exemplify the human world". Umberto Eco, The Name of the Rose.

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Bêtise - Bottez la bêtise par la porte, elle réapparait sur l’écran.

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Big-bang - Peu à peu, les anthropologues se rapproche du Big-bang humain

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Bosse - Homo sapiens est une bosse au front de la nature, souvenir d’une collision avec l’évolution.

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Botanique - Sous la grande verrière des jours la pimbêche et le salaud crèvent aussi bien que les plantes commestibles.

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Bréviaire

La prière des hauts et des bas / up´n down prey

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Bruit

C’est le fait des hommes de ne pouvoir agir sans produire de bruit, d’être incapables surtout, de produire du bruit en silence.

Les animaux émettent des sons, l’homme produit (commettre serait plus approprié) du bruit et ce avec un air de contentement tel que l’on ne peut s’empêcher de penser qu’il y trouve un soutien, que cela lui permet de dorer les difformités de son existence : plus c’est bruyant plus ça brille, plus ça brille plus c’est beau – et si c’est beau c’est bon, l’entend-on s’époumonner, attendant bêtement que le souffle lui fasse défaut.

Ces jours où buttant contre les bruits, on s’affale de tout son long, abasourdi.

Chaque bruit occasionné par un bricoleur et autres travailleurs etc..., nous rappelle qu’il existe encore des naïfs croyant au „durable“, et du raffût provoqué par leur acharnement à vouloir s’y installer, s’y calfeutrer à tout prix, s’échappe des bouffeurs tiédasses, fétides, d’éternité...

Le bruit me ronge.

Aux antipodes de l’effacement d’Epitecte la cacophonie de nos semblables nous pousserait à demander une ristourne à la vie, mais à qui s’adresser ?

A celle de l’attraction des corps et celle de leur fuite, lois universelles par exellence, l’homme n’a pu s’empêcher d’en rajouter une troisième : le ronflement du moteur, sous toutes ses formes.

Ces jours où le hourvari optatif des êtres humains rappelle non le fracas d’une assiette projetée contre un mur mais le claquement aigu et répété d’une bille d’acier rebondissant sur du carrelage.

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[Extraits du journal de Marcel Crépon]

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