Les photos sont les feuilles mortes de nos journées. Nos albums? autant d‘herbiers. A ce titre ce portrait est assez réussi. Je la reconnaîtrai toujours. Je pourrai toujours prononcer son prénom. La rencontrerais-je aujourd’hui que j’éprouverais la joie de ne pas avoir à, de ne pouvoir pas comparer le visage de celle que j’avais portraitisé avec celui que je verrais. Peut-être alors, les marques du temps sembleront-elles moins prononcées, moins précises – cruelles?
[extrait du journal de M. Crépon]

tiroir 4 - armoire